Notre point de vue sur n8n
n8n est devenu notre outil d'automatisation par défaut depuis qu'on a internalisé l'infrastructure. La principale raison : le contrôle. Données qui ne sortent pas vers un cloud tiers, coûts maîtrisés au volume, pas de limite par scénario, possibilité de pousser des nodes custom en JavaScript.
Le tradeoff existe. n8n self-hosted demande une vraie maintenance (updates, monitoring, sauvegardes). Pour un client non-technique qui veut éditer ses propres scénarios, Make reste plus accessible. n8n n'est pas le bon choix par défaut, c'est le bon choix quand on a une équipe qui peut le tenir.
Quand on choisit n8n
- Volume d'opérations élevé. Au-delà de 2 000 ops par mois, n8n self-hosted devient économiquement imbattable face à Make ou Zapier.
- Données sensibles. RGPD strict, secteurs régulés, contenus confidentiels. Le self-hosted élimine le passage par un cloud tiers.
- Workflows complexes. Branches conditionnelles, transformations de données poussées, appels d'API multiples avec retry custom. n8n est plus puissant que Make dès qu'on sort du linéaire.
- Stack interne maîtrisée. Quand l'équipe a déjà du Docker, du PostgreSQL, du monitoring. n8n s'y greffe facilement.
Quand on déconseille n8n
- Client qui veut éditer ses propres scénarios. L'UI n8n est moins intuitive que Make pour un non-tech. Si l'autonomie client est l'objectif, Make est plus adapté.
- 5 zaps simples sans roadmap d'évolution. Pour 2 ou 3 automatisations basiques, Zapier suffit largement. n8n serait du sur-engineering.
- Pas d'équipe pour la maintenir. Sans personne pour gérer les updates et les pannes, le SaaS est plus sûr.
- Besoin de templates et marketplace. L'écosystème n8n est plus jeune que Make ou Zapier. Pour des cas standards très spécifiques, on trouve parfois plus vite ailleurs.
Comment on l'utilise concrètement chez Justa
1. Webflow Forms vers CRM avec enrichissement
Quand un prospect remplit un formulaire Webflow, n8n le récupère via webhook, l'enrichit (Clearbit ou équivalent), le score, le pousse dans HubSpot avec les bonnes propriétés UTM, et notifie l'équipe sales sur Slack. Tout en moins de 5 secondes.
2. Synchronisation Webflow CMS vers Notion
Pour certains clients, le contenu vit dans Notion (équipes éditoriales) puis est poussé vers Webflow CMS via n8n. Édition côté Notion, publication automatique côté Webflow.
3. Orchestration d'appels IA
Quand un projet client utilise ChatGPT ou Claude, on passe systématiquement par n8n pour avoir un point de contrôle : logs d'appels, gestion des erreurs, fallback sur un autre modèle si le primaire échoue.
4. Tracking d'événements personnalisés
Les événements custom (booking Calendly, achat Stripe, signup) sont routés via n8n vers GA4, PostHog et le CRM en parallèle. Une seule source de vérité pour le tracking.
Les limites qu'on gère
- Maintenance. Updates régulières, monitoring de l'instance, sauvegardes des workflows. On le gère, mais c'est un coût réel.
- UI moins polie. Comparée à Make, l'interface est plus brute. Les utilisateurs habitués au visuel Make trouvent n8n moins agréable.
- Documentation parfois en retard. Sur des nodes récents ou des cas edge, la doc peut manquer. La communauté Discord compense.
- Performances sur très gros volumes. Au-delà de plusieurs millions d'opérations par mois, il faut tuner sérieusement la base de données et les workers.
Alternatives qu'on connaît aussi
- Make. Notre alternative cloud quand le client doit pouvoir éditer. UI excellente, prix qui scale vite au volume.
- Zapier. Simple, fiable, cher. Notre choix pour 5 zaps basiques avec un client non-tech qui ne veut rien d'autre.
- Pipedream. Plus orienté développeur, JavaScript natif. Intéressant quand l'équipe est code-first.
- Workflows custom Node. Pour les cas où aucun outil no-code ne suffit, ou pour des besoins de performance critique.